DIEU VOUS AIME, NE DURCISSEZ PAS VOTRE COEUR

Cuadro de texto: 4º Chapitre ;  Elle cherche son amour dans la cité. 

Le souvenir du royal sacrifice encore palpitant dans sa mémoire la Sulamite se lance á la recherche de son amour. Trois jours d’une interminable absence, ne font que redoubler l’irrésistible attraction. La folle course dans la citée, au comble du désespoir, ne fait qu’ajouter  peur á l’angoisse. Elle demande son chemin á tous les passants sans distinction. Les filles de Jérusalem, habituées aux détours de la ville, sont surprises par tant d’innocence et de beauté. Les lèvres de son cœur clament son amour pour le Roi. Les filles ne comprennent pas tant de passion naïvement dévoilée telle une source d’eau vive qui s’offre au pèlerin.  Existe-il un homme digne de tant d’amour ?
Anachronique amour celui de la Sulamite qui cherche le vivant dans le royaume des morts. Elle demande encore « avez-vous vu passer mon amour ? » Mais les habitants de la cité n’entendent pas, victimes de la confusion, ils cherchent plutôt á le connaître. Rencontre de deux mondes qui se côtoient mais ne se comprennent pas. L’un cherche l’amour, l’autre se laisse porter tel un bateau sur la vague. Ballotté par les flots, victimes de mirages, ils suivent et ne précèdent pas. Aveugles dans la tourmente, subissant l’outrage du temps, ils ont perdu le cap, le phare n’est plus en vue. Quand, enfin ils croient avoir trouvé le chemin de la vie, la désillusion se fait grande dans une nouvelle chute vers les abymes.
Comme elle est triste la Sulamite immergée dans le monde de la cité, ses yeux brillants de larmes, elle persiste dans sa recherche. Incomprise, elle s’expose aux railleries des gardes qui voient en elle l’anathème condamné par leur loi. Issue du peuple, comment ose-t-elle réclamer un tel amour qu’eux même voudraient se réserver.
Ils la frappent, la blessent, ils veulent lui retirer sa princière tunique tissée d’une seule pièce depuis le haut. Elle s’échappe, fuyant le réquisitoire qui mène á la mort. Son but c’est la vie, son but c’est l’amour, nul compromis n’arrêtera sa course.  



Cdc 5.6