DIEU VOUS AIME, NE DURCISSEZ PAS VOTRE COEUR

Cuadro de texto: La culture et les moyens nouveaux aidant, fleurit toute une littérature à qui la plus délirante, basée sur des rêves, des visions, sur l'imagination débordante de quelques individus qui s'adonnent exclusivement a la spéculation sur le thème de la religion. Le chaos spirituel est servi.
Et l'homme dans tout ça ? Il se fait ballotter par cette tempête de l'esprit, il est pris dans la roue qui tourne à toute vitesse, ne lui permettant pas de descendre ou de s'arrêter pour penser par lui-même. Il doit penser « correct », il doit penser comme le lui indique la roue et les institutions qui lui disent « l'église a ses docteurs es-religion, vous n'avez pas à penser par vous-même »
La grande majorité des hommes se laissent porter par la roue, ils naviguent dans une barque préparée pour leur confort spirituel. La pensée traditionnelle de l'humanité leur donne les réponses prêtes à emporter et à consommer. C'est le Mac Do' de l'esprit, la grande consommation, les grandes surfaces, les réunion-spectacle dans les stades de football, sous les chapiteaux.
Même ceux qui se démarquent de ces pratiques sont, sans le savoir, influencés par l'acquis spirituel de leur génération. Ils appellent dieu par son nom, ils ont perdu la capacité de remettre en question leur propre culture, leurs origines, leur foi. Ils se croient libres, mais ils sont, eux aussi, pris dans les mailles de la roue universelle qui leur fait croire que l'inertie qui les porte est naturelle.
C'est vrai qu'il était nécessaire d'étudier ce que nous apporte la roue universelle, mais grâce à cette connaissance, il faut aussi avoir le courage et l'énergie de refuser de se laisser emporter par la roue. Il faut freiner, s'arrêter spirituellement, remettre en question tout ce qui ne provient pas de sa propre réflexion. Remettre à plat les croyances, la foi, la culture reçue. 
En fait, il faut revenir à la situation de cet homo primitif qui découvre qu'il existe et s'émerveille devant la création. Il a un problème à résoudre pour comprendre l'existence. Il lui faut expliquer le comment et le qui.
Cette même inquiétude se présente à chacun de nous aujourd'hui, nous devons lui apporter une réponse personnelle, en tenant compte de la roue omniprésente, mais sans se laisser porter par elle.
Notre cas d'homme moderne s'est compliqué encore plus car, à la question existentielle, s'est rajoutée une nouvelle interrogation vieille de 2000 ans. Faut-il accepter l'information que la roue et ses filles nous apportent ou bien faut-il remettre ça aussi en question. Notre culture crie à l'anathème, il n'est pas question de réfléchir au sujet de la résurrection, c'est un fait acquis, il faut l'admettre, c'est une question de foi, ne pas y toucher !
Que dire des Saint Augustin, des Thérèse d'Avila et autres qui ont osé, dans leur honnêteté, ne pas accepter l'establishment tel qu'on leur proposait.
Mon intelligence se révolte, elle n'admet pas d'interdits, elle ne veut pas rester dans les sentiers battus, le vulgaire n'est pas sa tasse de thé. C'est la révolte culturelle au niveau individuel, mais faut-il l'avorter ? Pour être un homme spirituel faut-il suivre le chemin balisé ou bien ouvrir de nouveaux chemins ou tout au moins un chemin individuel qui ne serait valable que pour une seule personne ?
La seule chose que je sais, c'est que je ne sais rien ! Tout reste à faire pour et par chacun d'entre nous. Bonne route sur le chemin de votre désert ! ...